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Albert Foggia nous a quitté, le 15 Février 2014


[legende-image]1383921679479[/legende-image] Albert était né à Tunis d’une famille italienne.
De milieu modeste, il était l’ainé de trois garçons.

Il passe sa scolarité à Tunis, élève brillant, il rentre en classe préparatoire puis rejoint Grenoble en 1962 pour rentrer à l’Ecole Nationale d’Ingénieurs Electriciens de Grenoble (ENSIEG).

En 1964, il obtient le diplôme d’ingénieur de l’ENSIEG (Ecole Nationale Supérieure d’Ingénieurs Electrotechniciens de Grenoble) qui deviendra ENSE3.

En 1966, il soutient une thèse de docteur ingénieur sous la direction de Michel Poloujadoff, intitulée « Contribution à la théorie des alternateurs homopolaires. Applications à l’étude d’un alternateur dont la fréquence est indépendante de la vitesse de rotation » où il met en œuvre les premiers thyristors ce qui marque le début de l’électronique de puissance.

Il passe ensuite 5 ans au Canada entre l’Université de Moncton et l’école Polytechnique de Montréal où il monte des enseignements en génie électrique et impulse une activité de recherche dans ce même domaine.

Il rentre à Lyon en 1971 où il occupe un poste de maître assistant, puis à partir de 1974, un poste de professeur à l’Ecole Centrale de Lyon (ECL). C’est d’ailleurs cette même année qu’il soutient sa thèse d’état sur l’étude de l’induction magnétique dans les actionneurs linéaires sous la direction de Jean Claude Sabonnadière.

Il dirige le laboratoire de l’ECL jusqu’en 1982 et il l’ouvre particulièrement à la communauté scientifique et au milieu industriel. Le Laboratoire de l’ECL est  reconnu dans la foulée par le CNRS en 1980. Cette même année sous sa direction, Gérard Rojat (qui deviendra ensuite spécialiste d’électronique de puissance) soutient sa thèse sur le moteur linéaire. A cette époque, il promeut la modélisation des phénomènes d’induction électromagnétiques pour le chauffage par induction.

En 1986, il rejoint le Laboratoire d’Electrotechnique de Grenoble où il prend le poste de Michel Poloujadoff parti à Paris.

Il revient donc à l’ENSIEG, école qui lui a donné le goût de l’électrotechnique.

Son intérêt pour les techniques numériques de calcul par éléments finis pour modéliser les machines électriques ne décroît pas. C’est une avancée très importante des années 80 et surtout les étudiants sont enthousiastes alors qui considéraient l’électrotechnique comme une vieille dame bien trop âgée à leur goût !

Avec ses élèves et ses doctorants, il se passionne pour le développement de Flux2D et 3D dont l’usage facilite grandement l’étude des machines électriques. De ce fait, il peut se consacrer pleinement à l’étude des phénomènes physiques au lieu d’écrire des logiciels pour chaque application à résoudre.

Quand l’heure de la retraite sonne en 2007, il devient professeur émérite. Albert Foggia toujours si discret, toujours si disponibilité, sa gentillesse associée à son expertise, font qu’il conserve toute sa place au laboratoire devient collaborateur bénévole.

Quand les chercheurs se heurtent à un problème sur les machines électriques, ils vont immanquablement voir Albert. De leur côté, les industriels se pressent pour le rencontrer et ce n’est pas son activité des derniers mois qui le démentira, il était encore en train de mettre une dernière main au montage d’une chaire avec son ami Jean Claude Mipo de Valéo. Le laboratoire a reçu cette semaine le banc expérimental Mhygale qui lui avait demandé tant de travail et malheureusement il n’aura pas eu la satisfaction de le voir fonctionner…

Depuis l’annonce de sa disparition, les marques de sympathie et d’affection affluent de la France entière et même du monde. Hier encore Juan Pedro Bastos, depuis le Brésil et ici Lauric Garbuio m’a confié qu’en tant qu’apprenti, il se retrouvait orphelin. Il y a encore quinze jours, alors que certains doutaient de son déménagement dans nos nouveaux locaux GreEn-ER sur le polygone scientifique, j’avais répondu sûr de moi « c’est évident, Albert, il est indéracinable ! il déménagera avec nous ! ». Mais je ne faisais qu’allusion à sa détermination et en oubliant que parfois il faut compter avec le corps…

Albert, au nom des collègues de l’Ecole Nationale Supérieure d’Energie, Eau, Environnement, de l’Ecole Centrale de Lyon en enfin du Laboratoire de Génie Electrique de Grenoble, nous ne te remercierons jamais assez d’avoir partagé toutes ces années avec nous.

James Roudet
Directeur du G2Elab

mise à jour le 15 novembre 2018

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